Journal
Mardi 27 octobre 2009

Salut les innombrables!

Holà Que tal? Bien y vos? Voilà comment on se salue ici. Tout dans la foulée, quasi imperceptible (à mon oreille ignare) de temps en temps. Moi ça va et vous?

Ce matin le soleil brillait, nous avions nos pique-niques prêts, et nous avons enfourché nos joyeux destriers de fer afin de partir à l’aventure, le soleil levant dans le dos et une chanson de gaucho aux lèvres. (Là vous pouvez cliquer sur gaucho)

Bon, en vrai, il était à peine un tout petit peu plus tard que ça, et on chantait dans nos têtes, mais tout le reste est vrai.

Au bout de quelques centaines de mètres, le ciel n’était plus si bleu, et je maudissais pour la cent-dixième fois la maréchaussée portenia (désolée, j’ai pas le petit accent spécial genre ça ` mais un peu tordu, alors je rajoute un i, mais vous voyez comment ça devrait être écrit, normalement…) et les chofers de bus (colectivos) et les taxis et tous les utilisateurs de cette jolie petite avenue bucolique qu’est l’avenida del Libertador. L’avenida del Libertador devrait être tranquille, pourtant, elle n’a que onze voies. Ah non, douze. Treize? Mettons onze, ça fait déjà beaucoup à vous imaginer. Et j’ai essayé de les compter en attendant qu’un feu redevienne orange puis vert. Well, bueno, onze voies c’est quand même bien parce que (normalement) les colectivos (bus) ont du coup tout un tas d’autres véhicules à effrayer à part moi, sur mon petit vélo vert. Normalement.

Après, au bout d’un certain temps, et après avoir passée ma vie en revue plusieurs fois pour avoir une idée de ce qu’elle donnerait si elle s’arrêtait là, sur l’avenida del Libertador, tout de suite (réponse: pas assez longue, chère Mort, ayez l’obligeance de repasser plus tard), (merci), nous arrivâmes au lieu vers lequel nous nous dirigions, ce qui tombait vraiment fort à propos.

Le dit lieu: Le Parc Naturel qui est après Puerto Madero. Un parc, ou une réserve (?) naturelle, en pleine ville! Oui monsieur oui madame, pour vous ce soir, pour vous demain, et pour vous tous les jours: La Réserve (ou le parc?) Naturelle en plein Buenos Aires!

Mieux que des pigeons, ça oui!

Mieux que des pigeons, ça oui!

ça sentait la grillade.

Parce que  toute une petite ribambelle de cabanes jaunes à parrillas était là, répandant qui une odeur de côtelette, qui une odeur de chipolata, qui une odeur de merguez (j’invente, là, pas sûre qu’on trouve des merguez dans les parrillas) dans le but de nous amadouer, de nous enivrer, de nous zypnotiser, afin que nous nous jetions sur le premier bon gros sandouiche venu. Mais non, nous ne sommes pas faites de ce bois là nous, Parrilla-Man, hahahahahaha! Non! Nous, nous mangeons des trucs macrobios dans des teupeurrr (j’adore ce mot typiquement castellano) en plastique.

Ce que nous fîmes donc. Assises sur le bord de la Réserve, admirant les oiseaux magnifiques, les iris jaunes géants sauvages (oui, jaunes!), les roseaux, les verres en polystyrène, les sacs poubelles,  les bouteilles en plastique, les boîtes en carton imperméabilisé, enfin toutes les merveilles qu’une réserve naturelle en pleine ville a à offrir à la vue du citadin éblouit…

C’était beau. C’était triste aussi, un peu. Mais bon, les oiseaux, c’était quand même épatant, et les trucs moches on les a fuit le plus vite possible. Moui moui.

un héron

Réserve naturelle de Puerto Madero

Ensuite j’ai vécu une expérience nouvelle: l’empanada. Mon premier empanada. Queso y cebolla. Vous n’aurez pas de photo parce que 1. Il n’était pas SI renversant que ça, bien qu’annonciateur de régalades à venir, et 2. Il n’était pas hyper photogénique. (Avouez que vous êtes content)

Une autre nouvelle expérience gustative suivit: Le petit bâtonnet qu’on dirait vaguement brioché mais quand même pas, à l’anis, et roulé dans le sucre glace. Ce petit bâtonnet a certainement un nom. Je l’ai mangé avant qu’il me le dise. Avec ravissement.

Maintenant allez-vous-en avant que je n’en fasse autant de vous!

LE bâtonnet

LE bâtonnet (enfin là ils sont deux)

La prochaine fois, je vous raconterai comment j’ai paniqué en faisant ma valise en 4 minutes pour partir 10 jours à l’aventure dans le nord du pays, comment je ne me suis pas ennuyée pendant les 10 heures de bus entre Buenos Aires & Còrdoba, et comment j’ai trouvé une mine d’or encore inexplorée et suis devenue subitement riche.

Besos, chicos, chicas, seniritos, senioritas*

2 commentaires

  1. cecile dit :

    j’espère qu’ils ont prévus un stocks de friandises et autres bières parce que te connaissant tu ne va rien laisser sur ton passage.

  2. Susana dit :

    Querida Julieta,
    me encanta tu blog!!!

    JEJEJEJE on rit aussi en E
    et si tu as un mac avec toi, pour la ñ rien de plus facile que faire « alt+n » puis tout de suite n encore une fois…
    y la eñe esta ahi!!! ça ne fonctionne que pour les minuscules…

    je savoure votre voyage!!! et vais me faire un dulce de leche de ce pas (chez moi c’est Arequipe, mais c’est la même chose delicieuse!!!! mmmm)

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