Journal
Samedi 7 novembre 2009

Hola Chiquitinoa y Chiquitinas!

Que buenas ondas, que lindissima aventura este viaje…

Je ne garantis pas l’exactitude, ni la correctitude de mon español, mais la sincerite de mes sentiments euphoriques, OUI!

un petit remontant à la frontière Argentine-Chili, à plus de 4000 mètres
un petit remontant à la frontière Argentine-Chili, à plus de 4000 mètres

Aujourd’hui j’allais partir explorer le desert de sel, voir des flamands roses, des mares turquoises, dans un gros camion geant jaune et vert… Et puis le Mal des Montagnes, encore lui, s’est joint a nous pour le voyage. Enfin il s’est surtout joint a moi, le petit salopiaud. Je croyais etre tiree d’affaire, je me sentais juste hyper contente de planer un tout petit peu -disons a 8 centimetres au-dessus du sol- quand nous passames la frontiere Argentino-Chilienne tres tres haut dans les montagnes multicolores. J’ai pris deux tasses de té de coca pour fêter ca (et aussi un petit peu pour lutter contre, j’avoue)…

c'est beau, le pisé à cheveux

c'est beau, le pisé à cheveux

Tout allait bien! Re-bien! San Pedro est magnifique,
les rues en terre poudroyante rouge, les murs en terre parfois passes a la chaux, des frises decorent le haut de ces memes murs, des frises de formes geometriques, en dur, il y a des maisons dont le toit est en pise, les chiens sont ultra-sympathiques… Hier soir, avec notre ami Canadien High Tech et notre nouvelle amie Barcelonienne nous avons dîne dans un endroit renversant, tout en terre aussi, y compris les bancs et les cheminees, la nourriture etait excellente, le vin avait une etiquette imprimee d’un oiseau tres joli, enfin tout roulait dans l’huile!

Et cette nuit, Le Mal m’a de nouveau terrassee. Sauvagement. Alors: Pas de flamands roses pour moi, ni de mare turquoise, ni de beau camion geant.

c'est Lisa qui a pu discuter avec cet être élégant, et double

c'est Lisa qui a pu discuter avec cet être élégant, et double

MAIS quand je suis retournee chercher deux trois trucs dans mon sac a l’hotel, la mamie du lieu m’est venue en aide gracieusement: Elle m’a offert son sachet de feuilles sacrees (la coca), m’a donne un cours (de coca), et offert une ordonnance, le remede imparable contre le Mal de Altura: Toute la journee, mâcher des pincees de feuilles sacrees -dans le cas present de coca y azucar, parce que je suis une femme, j’ai besoin de choses douces, a-t-elle declare-, et tout de suite, aller a l’eglise faire une priere pour demander aux Saints et a la Pachamama de m’enlever ce mal pourri. Imparable! Les gens du Gros Camion qui va dans le desert m’avaient aussi fait une ordonnance: Pas d’oxygene (sans quoi ca va mieux d’abord, puis pire ensuite), mais du calme, des litres et des litres d’eau, et de l’ombre. Alors je fais tout tout bien comme on m’a dit: Je mâche la coca con azucar (c’est vraiment pas mal en fait) (ca anesthesie legerement la langue), je bois des litres de flotte, je suis allee a l’eglise, qui est si belle que le ravissement dans lequel elle m’a plonge doit bien equivaloir a une priere, et je reste a l’ombre, tranquille.

L’ombre m’a offert des moments incroyables:

Ce matin, sur la placette du pueblo, j’ai vu les chiens jouer, prendre leur petit-dej’ puis venir tous qutour de moi pour me remopnter le moral. Les chiens ici sont extraordinairement gentils!

Quand les tiendas et les cafes ont ouvert, je me suis lovee dans l’ombre de Todo Natural, un cafe ultra sympa oú j’ai pu petit-dejeuner de panqueques con dulce de leche en ecoutant la patronne raconter sa vie marrante a ses deux jeunes employes.

Sur la placette a nouveau, sont arrives les enfants, qui ont entame un jeu de cache-cache d’abord sur la place, et petit a petit dans tout le village, avec participation des chiens qui se cachaient aussi (mais oui!).

Et puis dans une petit echoppe de bijoux oú je suis entree, la dame pleurait, et son ami essayait de lui remonter le moral. Il m’a prise a parti, m’a offert un siege, et nous avons longuement discouru
du design, de l’art, de la vente d’objets, du Chili, de Paul Eluard et de Sartre… Ensuite Manuel (l’ami) m’a emmenee pour me montrer sa production, nous avons bu un cortado pequeño en route, et avons trouve que ce serait une super idee d’organiser des ateliers avec des etudiants, ou des designers, dans son atelier a Antofagasta. A bon entendeur…

Me voici maintenant ici, ravie, un peu flottante, mais enchantée toujours!

Lisa est partie avec mon appareil photo voir les flamands roses, mais dès que possible, promis promis, je vous inonde de photos éblouissantes!

vus par Lisa

vus par Lisa

Et demain, je vous parlerai du toit en bois de cactus de l’église incroyable d’ici, des plages blanches et bleues de Bahia Inglesa où nous partons ce soir, et des gens trop supers que j’aurai encore rencontrés!

Amigos, Amigas, que te vaia bien, que l’enchantement vous touche aussi, que votre journee soit aussi coloree que les montagnes du desierto autour de San Pedro!

2 commentaires

  1. shmipele dit :

    Il paraît que la Belgique, c’est pas mal contre le mal des montagnes.
    On y voit aussi des Flamands bien roses, mais hélas très peu de flamants !
    Tu as une place privilégiée sur mon écran de démarrage de Safari, et j’attends le bouquin avec impatience.

  2. Juliette dit :

    Merci, merci pour le Safari! J’ai trouvé un remède local: Le bord de l’Océan Pacifique… Pas de Flamands ici, mais de l’oxygène à foison, et du rose de coups de soleil!

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