¡Hola les obleas!
Ce soir, le ventre plein de soupe aux feuilles de betterave organique, je pense à vous.
Quel temps fait-il, chez vous? Comment s’approche Noël?
D’habitude j’adore l’hiver, le moment avant Noël, l’avent… Et mon anniversaire. Mais là, pour moi, l’hiver, c’est l’été. Et l’avent ce sera après. ça semble absurde ici d’allumer des bougies, de cuire des petits biscuits, et même de penser aux sapins. Pourtant on en voit, des sapins, parfois… Mais mon cerveau se contente de bugger, ça fait un petit pufff, un peu de fumée me sort par les yeux, et la question désormais rituelle clignote en néon dans mon esprit par ailleurs désert: Pourquoi? Mais pourquoi ils mettent plein d’autocollants Feliz Navidad, et des têtes de Papà Noël, des sapins, des boules qui brillent? Une demie seconde plus tard, mon cerveau redémarre, ça fait vVVvvVvUUUUUUUU et la lumière revient: Parce que c’est bientôt Noël. J’arrive pas à m’y faire. Chaque jour je porte un peu plus mon chapeau de paille en papier, mon marcel est de sortie et je souffle dessus pour le sécher et pouvoir le remettre dans la foulée, les oiseaux chantent, le soleil est content, le ciel brille, bref, c’est l’printemps! Quand on croise des lycéens ça sent les vacances, enfin bientôt le mois d’août, quoi. Mais ici, août, c’est décembre, et novembre, c’est juillet, en fait -vous suivez? Moi j’ai du mal, et c’est bien.
Ce matin, vers 15h, en sortant de chez moi, j’ai croisé cinq petits chiens supercontents qui jouaient à saute-moutons. Et je promets, j’avais pas bu autre chose que du café, du thé, et un jus de betterave (essayez c’est délicieux). Ici, les chiens sont contents. Ici et aussi à Cafayate, où en rentrant me coucher j’ai étée prise dans une grande partie de loup jouée par trois chiens. À Valparaiso j’ai vu mon premier -et sans doute l’unique de ma vie entière- bretzel vivant, à base de deux frères chiens noués. J’ai des photos, constatez par vous-même:

il ne manque que les grains de sel

il y a sûrement un chien en forme de stick au sel, quelque part...
Enfin j’en conclus, après ces longues séances de cani-observation (j’invente si j’veux), qu’en Amérique Latine, enfin en tous cas dans le nord de l’Argentine, et du Chili, les chiens sont contents. Prenez-en bien note. Peut-être est-ce, à Buenos Aires, parce qu’ils peuvent jouer avec leurs copains toute la journée, supervisés par leur dogsitter? Ou parce que même dans les bleds les plus reculés on peut les faire passer aux rayons X s’ils ont un truc de travers? Ou parce que même dans les magasins d’équipement de sport qu’on croirait direct sortis des années 50 du siècle dernier on peut leur faire confectionner sur mesure un t-shirt de leur équipe de foot préférée? Je ne sais pas. Mais le fait est: Sans cesse on croise des chiens, de toutes formes et de tous âges, souriants, polis, rayonnants. À tel point que je vous en parle, moi qui généralement ne distingue pas un chien d’une bûche mouvante et bruyante.

Café EleBar
Alors que je pourrais vous parler des cafés parisiens dans lesquels j’arrête pas d’aller -alors que je trouvais que les Porteños éxagéraient avec leur « Buenos Aires ça ressemble à Paris », ou des glaces exquises que je suis obligée de goûter -mais c’est pas grave parce que je suis prête à tout pour mener à bien LE projet, ou encore des mamies presque toutes nues que j’ai rencontrées ce matin (avant 15h, bien avant) dans mon salon…

chez Scannapieco
Mais demain c’est décidé, je vous parlerai de comment je ne danse pas le tango, des chansons argentines en yogurt (qu’on prononce d’ailleurs chogourrr) français, et aussi du grand asado auquel je ne suis toujours pas allée.
Besitos, les perruches vertes*
Et le titre c’est parce que dans les helados, il est bienvenu de planter une petite oblea.

24 novembre 2009 à 19 h 08 min
¿Y las heladerias ?
Jusqu’où pousses-tu le zèle professionnel ?
(C’est Lisa qui fait rien qu’à cafter !)
J’ai un souvenir ému des « kem » au goût de noix de coco, mais en meilleur chez Gwen e Hang.
Le bébé a 21 semaines, plus que 15 avant de devenir « Tata Juliette »:)
24 novembre 2009 à 21 h 58 min
Hé bien les helados, je les goûte, je les goûte… Un terrible labeur, certes, mais je ne recule devant rien. Hier (sur la photo), anis & figue + dulce de leche & mini boules au choc.