Journal
Jeudi 19 novembre 2009

Hola los innummmerables!

Plus de point d’exclamation à l’envers, me voici à la maison et mes doigts courent sur un clavier azerty, enfin!

Enfin, je croyais que ce serait confort & compagnie, le clavier azerty, mais je découvre que déjà j’ai tout oublié. Où est le é, pourquoi qu’y a plus la touche ñ, etc. Des plombes pour se faire au clavier qwerty hispanophone, des plombes à pester, pour finalement réaliser que j’y étais presque. Comme quoi ça sert à rien de râler, hein, finalement… Une bonne leçon -pas pour rien qu’on m’appelait Museau Réfléchi chez les louveteaux (èèèèrk)!

La nuit du retour de Mendoza fut donc luxueuse, dans nos vastes couchettes, avec une petite télé qui diffusât un film (de peur, les chofers argentins sont des pervers, ils adorent passer des films de peur et/ou des films de catastrophe, si possible à base d’accidents de la route -sachant qu’ils nous tiennent prisonniers pour des heures et des heures et des heures) à l’envers et plein d’arrêts sur images (non voulus), et même des repas servis grâcieusement par un steward en costume de steward.

sur la route du vin

sur la route du vin

Pour les repas, je pense avoir trouvé une explication au fait qu’ils soient si généreux, dans les bus argentins: Le retraitement des déchets nucléaires. Je me demande même si ce ne sont pas nos déchets nucléaires à nous, « gens du premier monde » comme ils nous appellent, qu’ils se font un malin plaisir à nous resservir sous forme soit-disant comestible… Well, j’ai bien essayé de participer au recyclage des dits déchets; j’ai vraiment fait ce que j’ai pu. Mais je n’ai pas pu grand chose. Le roulé sucré mayo-poivron-jambon-plastiquegruyère-truc-jaune, j’ai pas pu. Même l’agglomérat de ciment beige goût dulce de leche & noix de coco: Pas pu…. Pas grave.

envol imminent

envol imminent

Notre maison de la rue Güemes nous attendait, pleine de surprises comme un oeuf en chocolat: Nouveaux gens sympathiques & improbables -comme Ivan, dessinateur « francophile » (ils le sont tous ici, chez nous) fan de Boca Juniors, tellement étrange qu’à chaque fois qu’il parle c’est tout un sketch qui se déploie sous vos yeux ébahis, avec sauts, grimaces, expressions françaises, et sortie abrupte (et drôle).

Les promeneurs de chiens sont toujours là, et les arbres à fleurs bleues qui font des lacs de pétales à leurs pieds, les chofers de bus misanthropes, les assiettes macrobiotiques de l’Esquina de las Flores, les rues pavées qui ondulent les roues de nos vélos, le BON café, enfin, et même le chocolat délicieux.

C’est bon, d’être à la maison*

Et nous, on se met de ce pas à travailler d’arrache pied à notre projet top sicrète. Envoyez nous vos meilleures ondes pour que ça prenne une belle forme et que ça marche! De mon côté, je vous envoie toutes les buenas ondas possibles pour que vos jours à venir soient aussi jolis que ça.

Besos, y re-besos mis amorosos!

3 commentaires

  1. shmipele dit :

    ¡Hola banane !
    Si tu es à la maison sur un Mac, tu as alt-8 pour le ¡ et 8 pour le !
    Pour le ¿ c’estt alt-majuscule ?
    Entre les icones du son et de la batterie (ou de la prise électrique) tu dois trouver un petit drapeau et là tu a un menu « Aicher visualiseur de clavier »qui te révèle les ressources cachées de l’azerty, dont le alt-n+n pour le ñ.
    Si tu n’as pas de drapeau, tu vas ouvrir « international » dans les préférences système du menu pomme, tu cliques en haut à droite sur « Menu saisie », puis dans la petite case en bas à gauche « Afficher le menu saisie dans la barre des menus ».
    Si ça marche pas, tu vas dans une librairie française pour acheter « Les Bidochon internautes ».
    ¡Buenas ondas pour que le projet taupe sicrète ne t’empêche pas d’envoyer toujours du texte et des photos. J’espère gagner un exemplaire dédicacé!

  2. charlotte dit :

    J adore la deuxieme photo !

  3. susana dit :

    ¡¡¡que mensaje tan musical!!!

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