Journal
Samedi 14 novembre 2009

Hola los innuuuummmmmerables!

Que alegria, que alegria mi amigos de vous retrouver là!

C’est le Chili qui m’a retenue loin de vous, quel gouffre s’est creusé dans mon coeur, chaque jour un peu plus… Loin des pixels loin du coeur, disent-ils, je souhaite qu’ils se trompent!

Nous voici désormais revenues du Chili, la ventre tout prêt á se remplir de bon vin argentin. Nous sommes arrivées il y a quelques minutes à peine á Mendoza. Aprés un trajet en bus de 6 heures officiellement – 10 heures en vérité. La fin fut longue, un peu trop, vraiment, mais la premiére moitié à travers la Cordillière des Andes… Incréible! Il paraît que nous ommes mont´´es jusqu’à plus de 6000 mètres, tout en haut des montagnes. 6000! Je croyais qu’il fallait suivre un entraînement de pointe pour avoir le droit de quasi-voler à cette hauteur là. Mais non.

ciel des Andes

ciel des Andes

Ou alors, déjeuner en famille deux jours de suite dans une délicieuse famille chilienne, en buvant d’exquis vins chiliens et en se resservant deux fois -à chaque repas- de huesillo con motte (un déssert très très bon et même sain -ils sont forts ces Chiliens) est en entraînement de choc. Peut-être…. *Marcella, ferme cette page maintenant* Ce serait possible. Parce que en fait, les Chiliens, enfin ceux que nous avons rencontrés, et SI on part du principe que Valparaiso (i love Valparaiso) (WE love Valparaiso) (everybody loves Valparaiso) n’est pas vraiment le Chili, ils sont plutôt… Frio, pour emprunter ce bien délicat mot à nos voisins américains dans le bus ttàleure. Heureusement que nous avions choisi pour mission d’aller saluer la famille de notre amie Marcela  (désolée, Marcellla, je sais jamais si ton prénom prend un l, deux, ou trois…).

C’est ainsi qu’ayant quitté à notre coeur défendant Valparaiso, nous avons atterri dans un taxi dont le conducteur parlait encore plus vite qu’il ne conduisait (respect), puis dans une station service parce que le taxi ne connaissait pas l’endroit oú nous allions, puis dans les bras de Pili & Esteban, puis sur le canapé de ces derniers.

vu de haut

vu de haut

Le lendemain, un festin nous attendait à côté de la perra de Marcela, avec las papas de Marcela, servi dans la vaisselle hecho a mano de Marcela, assortit d’une visite guidée du musée Marcela de la maison des parents de Marcela, assaisonné d’anecdotes (non compromettantes, hélas) sur Marcela, et de questions sur Marcela (auxquelles nous avons aussi donné des réponses non compromettantes -qu’est-ce qu’on est aburrida, parfois!).

Quand nous réussîmes à nous lever de la table, alourdies cependant par quelques kilos de nourriture délicieuse, nous nous dirigeâmes vers Santiago, La Ville. Et là, on est tombées absolument par hasard en plein milieu de la gay parade locale. Un peu triste à mon goût, enfin petite, et pas très fournie si ce n’est par des ados dont un bon quart devait être là pour se sentir comme dans un clip MTV ou sur la page maille-spèice de Lily Allen, un autre quart par désoeuvrement, un troisième quart pour… Enfin bref, parfois Paris me manque.

fermez les yeux!

fermez les yeux!

Ouais ouais, c’est ça, traitez moi de snob! M’en fous.

Le lendemain, après avoir remporté glorieusement le deuxième round festin+huesillos con motteX2 versus moi-même, haut la main, même, sans me vanter. (Ben non j’ai rien mangé pendant les 14 heures suivantes, mais c’est du jeu, hein, j’avais droit) Après donc cette seconde partie de plaisir, nous nous sommes rendues de bon pied en métro au Museo de Arte Precolombino.

Si j’étais une jolie petite blonde grassouillette un peu décérébrée, je me serais extasiée selon la forme convenur suivante: Oh. My. God.

Mais j’ai les cheveux courts, je suis plus vieille que la petite blonde, et bien plus évoluée du cerveau. C’est pòurquoi je me suis écriée: « P*taiiiiiiiiiiiiiiiin sa race comment ça tuuuuue! La vérité ça tabasse, la vie d’ma mère j’savais paaaaas! Comment qu’ils étaient FORT ces Indiens, là!!!!!!!!!! »

oui.

oui.

Intérieurement, naturellement. Extérieurement je gardis un calme olympien, un sourcil relevé, et me contentai de pleurer cligner des yeux.

Bon, enfin, quasi, hein. Mais sérieusement, l’étendue de mon ignorance en matière d’Art Précolombien pourait recouvrir deux fois le désert de sel bolivio-chilien. Et l’immensité de mon enchantement en le découvrant dépasserait la Cordillière des Andes…

Amigos, Amigas, je vous sens pendus à mes mots, mais je dois vous quitter, et même très abruptement. L’écran de l’ordi d’oú je vous écris est de plus en plus lumineux, puis de plus en plus sombvre, et ceux de plus en plus rapidement. J’ai peur.

Demain je reviendrai, et je vous raconterai comment je n’aurai pas loué de vélo à Mendoza, comment jáurai goûté plein de vins trop bons sans jamais être ivre, et comment la chaleur retrouvée ne m’aura procuré aue bien-être et sensations agréables.

Besos a todos, buenas noches, que te vaya bien, suerte, et toutes les autres bénédictions américanolatines possibles***

Et demain vous aurez des photos géniales, des liens hypèrcoolos, et si vous êtes sages je vous fais passer un chorizo grillé!

3 commentaires

  1. susana dit :

    oaaaaaaais tu es de nouveau là!!! tu nous manquiez!! (se dice asi? jejeje)

  2. Juliette dit :

    Merci, merci! Toi aussi tu me manquais! J’ai très hâte de retrouver MON ordi, je pourrai vous poster des trucs toutes les 3 secondes si je veux!

  3. marcela dit :

    oooooooooohhhhh….no puedo parar de reirme!!
    esos son mis viejos, ya me los imagino.
    Ay, chicas que valor!!!

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