Salut les innombrables!

le beau 12 juillet 2010
La belle escale, ce fut la nôtre un soir. Depuis Marseille nous grimpâmes dans un petit train qui nous emmenât non dans un voyage dans le temps, mais ça y ressemblait, quand même, un peu. Un voyage dans l’adolescence, avec ennui à la mini-gare, coquelicot qui pousse dans le bitume, odeur d’été, presque, mais sac d’école qui traîne aux pieds. Accroupies sur le vieux quai. Attente du petit train en retard. « La belle escale » means « the beautiful stopover ». Seems so. Except for once it sounds a bit more welcoming in french, don’t you feel so? We took a mini-vacation trip the other day. I felt like a teenager, waiting for so long on an old platform of a very small train station. There even was a lonesome poppy on the border of the platform!

Et puis le jeu: Y aura quoi à dîner à ton avis ce soir? Rôti? Graines germées? Lasagnes de mémé? En fait on a mangé un apéro sans fin, et à l’heure où les enfants vont se coucher, nous, on a profité de notre état de non-enfant-depuis-quelque-temps, et on est enfin passé au vin blanc. Le tajine au citron confit était pas mal. Pas mal… And then, waiting for the late train, we plaid « what do you think we are going to eat tonight ». Lasagna? Baked beans on toasts? Finally we had a lemon tagine.

L’endroit, quand même, on peut pas dire… C’était pas exotique, mais c’était beau. J’aurais étée en Uruguay, j’aurais trouvé ça formidable. À couper le souffle. Là j’étais dans « mon » pays. C’était aussi à couper le souffle, mais l’orgueil à la con de celle qui aimerait être au bout du monde (l’autre) m’empêchait de l’admettre complètement. The place where we went, i must say, was not exotic, but it was fabulous. Breath-taking. Unbelievable.



J’ai quand même laissé échapper des points d’exclamation. À moins d’être aveugle, insensible, ou collectionneur de flamme de timbre, le contraire eût été impossible. You’d really have to be blind or definitely insensitive not to shout WAOW!




Oui, je sais pas, les collectionneurs de flamme de timbre, j’ai toujours trouvé ça très douteux. D’autant que sur un malentendu bien indépendant de ma volonté, on m’a longtemps prise pour une de ces gens dont j’ignorais jusqu’à l’existence alors que les dites flammes de timbres me tombaient dessus comme pellicules sur le col d’un vieux bibliothécaire ranci.

En tous cas, à la fin de ce périple de poche qui n’a rien, mais alors rien du tout, à voir avec les bibliothécaires ni les collections (enfin j’ai eu envie d’en commencer une, de noms de vieilles villas, à un moment, mais le moment fut gace), ni avec l’autre bout du monde, j’ai passé quelques grappes de dizaines de minutes à regarder nager des reinettes dans une piscine bleue. Oui oui. J’ai aussi caressé des poissons rouges. J’ai un don pour ça je crois. And somehow i ended on a turquoise swimming pool border, watching green little frogs jumping underwater. And i did cuddle goldfishes. I’m gifted at that kind of weird things.

Et tout ça, je vous le raconterai la prochaine fois! But i’ll tell you all about it next time!

Besitos los pescadoritos***

12 mai 2010 à 8 h 14 min
C’est bizarre… je ne trouve pas le mot « glace » dans cette chronique
13 mai 2010 à 8 h 53 min
carresser les poissons rouge & lonesome poppy….un peu de reve dans cet hiver sans fin..c etait ou cette escale ?
17 mai 2010 à 11 h 06 min
@ Charlotte: C’était à La Ciotat… J’espère revenir très bientôt pour la suite!