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Vendredi 19 février 2010

¡ Hola los innummmmerables!

17, 18 et 19 février 2010

17, 18 et 19 février 2010

Pardon pour l’abandon!

Ce que vous voyez ci-dessus, cette magnifique nouvelle page de calendrier, c’est en effet une page à rallonge, valable pour trois jours. Voilà pourquoi.

fleurs dans Devoto, quelque part, Buenos Aires
C’était mercredi, on était jeune, on était cool, on (enfin je) étais déjà dingue dingue dingue -et pas comme dans le jeu de mot pourri du jour précédent. Non, j’étais déjà atteinte de mon syndrôme spécial pré-départ: Une espèce de folie qui m’envahit petit à petit et me fait faire des piles, des tas, des classements, des listes, des dé-listes, des re-listes, des re-rangements, des tris et des re-tris etc.

dans Devoto encore

J’avais déjà acheté un nouveau bagage -une petite valise à roulettes qui rentrer en cabine, pour y glisser mon nouvel ami et d’autres copaings à lui achetés dans la folie précédente qui est celle qui me pousse à acheter à peu près tout ce qui est possible -et quand même joli, faut pas déconner- parce que je crois que je vais pouvoir emporter avec moi l’endroit tout entier que je suis en train de quitter. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
On partait jeudi soir, le 18, à 22h45. Le lendemain. Après encore une journée de dernière glace, derniers cadeaux, dernier resto, dernier fernette -ah non le fernette non, ça ira en fait.

Devoto, une caravane à super-panchos

Soudain, ma démence  pré-départ me dit « Et si ça s’trouve, ils ont changé toutes les règles concernant les bagages et ma mini-valise à roulettes sera pas autorisée dans la cabine et mon ami pourra pas voyager avec moi et ce sera terrible, terrible! ».

un dernier capuccino porteño
Donc je laisse tout en plan et je consulte mon billet dans l’internette.
C’est
alors
que je lis:
Départ le 18 février 2010, 06h45.
SIX HEURES QUARANTE-CINQ, les amis! Six heures quarante-cinq! Du matin! Le lendemain de ce jour là! Donc on devait être à l’aéroport à TROIS HEURES QUARANTE-CINQ!

dans la vitrine géante de Jùan
Un millième de secondes, j’ai considéré très sérieusement l’éventualité de ne rien dire à Lisa, et de faire la surprise le lendemain soir à l’aéroport. Un centième de seconde, ok. Peut-être un dixième…
Mais c’était pas raisonnab’. D’abord parce que telle les blés mûrs, je suis tout ce qu’il y a de plus fauchée. Ensuite aussi parce que je voulais aller voir ma grand-mère, qui n’est pas exactement juste à côté de Buenos Aires.

en vol

Et puis bon, aussi, c’est vrai, même s’il n’y a pas les meilleures glaces du monde, ni l’été caniculaire, ni les méga-belles bagnoles, ni les chiens qui jouent à saute-mouton, ni la mer dans ma rue (elle est pas loin, notez), ni les steaks de vache géants, ni plein de trucs; y a quand même Marielle, Cyril, Lolotte, David, Ariadne, Laurence, Bruno, Maman, Isaac, Papa, Cathe, Susana, Niort (c’est un chat), TséTsé (un autre chat), les innombrables fromages délicieux, le pain qui ressemble à du pain, la Tour Eiffel, mon vélo magnifique et flambant neuf, etc etcaetera… Et AUSSI, un formidable projet génial de la balle qui va tout fracasser.

en vol, 18.02.2010
Alors quand même, je me suis levée, en proie à une montée d’adrénaline telle que je fus instantanément zombifiée, et j’ai annoncé la tristissime nouvelle à Lisa.

en vol, 18.02.2010

Plus de dernière glace, derniers cadeaux, dernier resto, dernier fernette -ah non c’est vrai le fernette ça ira, merci.

habits de voyage, 18.02.2010

En vérité on a quand même eu -ou plutôt pris, n’est-ce pas- le temps de retourner dîner à La Dorita. 400 grammes de vache pour Lisa, 200 grammes pour moi. Je suis petite joueuse en viande. Le « postre alaska », en revanche, je l’ai tout mangé, et j’ai même léché l’assiette. Pour savourer notre dernière soirée, on a bu un excellent vin délicieux, toute la bouteille (je crois qu’il s’appelait Rufec ou un truc comme ça), et puis même après, on a sauté dans un taxi qui nous a emmenées à La Boca, dans l’atelier-maison de Léon, un vieil ami de Juan. Léon, il fabrique des super-panchos géants et des casques romains et des ferronneries et n’importe quoi en polystyrène pour le cinéma. Mais comme c’était La Boca (=Le Quartier du Danger) et que c’était la dernière soirée, mon appareil photo est resté à la maison, dans la valise à roulettes à regarder mes derniers habits sécher. Ben oui, j’avais fait une lessive, moi, vu que je croyais avoir 24 heures devant moi, et non pas 3.

habits de voyage, 18.02.2010

Après, on est rentré à pieds avec nos trois amis de maison, Maxi, Nicò, et Juàn, et je m’ennivrais de longue marche interminable dans la Grosse Ville, de gens qui vivent encore à 2 heures du matin, de brise tiède au milieu de la nuit, de chats paisibles dans le jardìn botànico, d’arbres géants se balançants, de trottoirs défoncés, de belles bagnoles et de bulldozers jaunes frimeurs…

en vol, Saõ Paõlo, 18.02.2010

Le temps de prendre une douche et de plier les derniers habits enfin secs, et TAC le taxi nous attendait.

40 kilos de sacs plus tard (juste pour moi, Lisa en a un peu moins parce que c’est moi qui porte le maté, le dulce de leche et toutes les denrées indispensables), quelques heures et un fuseau horaire encore plus tard, je vous écris de l’aéropuerto de Saõ Paõlo, au Brésil. Il pleut sur Saõ Paõlo. Lisa dort sur une table et nos bagages à main, les œuvres complètes de Kawabata me tiennent compagnie, et j’ai mangé una torta de frango. Dans quelques heures -et après une escale de plus dans le riant aéroport de Münich, on sera de retour parmi vous.

escale brésilienne, Saõ Paõlo, 18.02.2010

À nous l’accordéon, les petits bérets, les chiens-saucisses et la fleur d’oranger! Et le froid sibérien. Ouaiiiis.
Et à vous les nouvelles incroyables de la vie sur Mars.

encore bientôt en vol, Münich, 18.02.2010

Là je vais juste dormir un peu jusqu’à ce que le printemps soit arrivé.
Je reviens de suite, besitos los aventureros***

6 commentaires

  1. charlotte dit :

    bonne route…bon voyage…tu emporetes tout a l interieur de toi c est bien….la magie continue

  2. Anaïs dit :

    bon retour!
    et bon courage…

  3. Marie dit :

    Bon retour !

  4. shmipele dit :

    Ben c’est le printemps, la neige a fondu.
    Ach, München, gross Bier, Kartoffelsalat, Gulaschsuppe, Broménate, schöli Mamozelle ?
    Et Marseille mp2 au petit matin… La RTM n’était pas en grève ?

  5. shmipele dit :

    Jetlag,Fernette ou grasse mat’ ?

  6. ai dit :

    Hey Juliette!

    I cannot read but love your pictures. You have nice legs, hehe.

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