¡ Hola los pajaritos !

joyeux amour, c'est le 14 février 2010
Une fois de plus je vous ai laissé mariner dans un bain d’angoisse, tels des petits cubes de bœuf de 5 centimètres de côté dans un mélange de vin rouge-persil-carottes-oignons.

Oui, parce que hier soir, nous, les Françaises-embassadrices-de-l’élégance-de-notre-beau-pays, nous avons offert un dîner français à nos charmants hôtes. Parce qu’on s’en va dans quatre jours. C’est pas une raison pour vous laisser sans nouvelles, me dites-vous. Vous avez un petit peu raison -mais un petit peu tort aussi. Enfin c’est-à-dire qu’il y a le départ imminent (bèrk que j’aime pas ces mots), et pis y a eu le Fernette aussi, et la pollution, et la canicule… Tout ça a formé un cocktail explosif genre Molotov en pire, et en fait, j’ai passé deux jours de la sorte:

13 février 2010: saint lendemain-de-la-veille
Jour 1:… Ah ben non je vais pas vous le raconter en fait. ça briserait mon image d’embassadrice-de-l’élegance-française, hein, vous avez qu’à imaginer.

Je vous aide: D’un côté Juliette, innocente, fraîche, pure, svelte et claire telle une orchidée fraîchement éclose. D’un autre côté Fernette, grand, gros, très costaud, assoiffé de violence gratuite et prêt à tout pour torturer, assassiner et si possible piétiner de surcroît son adversaire. C’était pas juste, un combat biaisé, je vous le dis. J’ai survécu mais non sans mal.

Ici à Buenos Aires il y a une légende qui dit que le Fernette ne fait jamais de mal, qu’avec un bon Fernette, ou deux, ou trois, ou douze, la gueule de bois n’existe pas. Hé bien cette légende est une MENTERIE. Grossière.

Jour 2: Je soussignée ombre de Juliette, certifie prendre la relève de la présence de la vraie Juliette le temps que celle-ci reprenne sa magnifique forme initiale, et ce afin de préparer le dîner français promis aux hôtes déjà cités plus haut et de bien les épater.

Enfin donc, c’est bien maintenant moi-même, la véritable Juliette, de BonjourJuliette, l’originale en chair, en gras et en os (et un peu en glace aussi), qui vous écris.

Quelle aventure, quelle aventure…! Youpi!
Le dîner, d’abord. Foie gras sur toast & compotée de pêches & pommes, suivi de bœuf bourguignon à la Lisa, conclu par poires pochées au thé et aux épices accompagnées d’une petite colline de crème glacée de chez Scannapieco. Pour vingt. Yeah! On a gagné des applaudissements très émouvants et gratifiants, et l’admiration générale. Et ça, c’est la classe. J’aime avoir la classe.

Et puis BIEN SÛR L’Argentine! OUI OUI OUI ces quatre mois et un peu peu plus furent délicieux, exquis, frais, chauds, doux, piquants, déstabilisants, ré-équilibrants, excitants, et tout un tas d’autres adjectifs étonnants! Attention, je ne suis pas encore partie, hein. Il me reste encore tout demain, tout après-demain, tout après-après-demain, et un bout d’après-après-demain. Plein de temps, quoi.

Contrairement à ce qui se dit, je ne trouve pas que le temps a passé vite, trop vite. Chaque jour, chaque heure a été pleine de surprises avec des bouts d’aventures dedans, des chansons nouvelles et des goûts inédits. Chaque seconde de mes nuits remplie de chaleur argentine et de malles à trésors juste ouvertes. J’emporte avec moi tout ça, c’est entré dans mes neurones, je souhaite que ça reste.

J’ai aimé être ailleurs, et je souhaite être ailleurs, ici, toujours. Je vous le souhaite à vous aussi, d’ailleurs.

Besitos los piratos***

Postdata: Et c’est pas parce que mes jours argentins se comptent sur les doigts d’une main que je vais vous laisser là. Rendez-vous demain les yeux bien ouverts et le sourire aux lèvres!

15 février 2010 à 6 h 41 min
Ben, y’a intérêt que tu ne vas pas nous laisser là comme ça, parce que ici, la neige retombe encore.
15 février 2010 à 10 h 23 min
belles les photos…..
16 février 2010 à 8 h 05 min
Je marine !
16 février 2010 à 14 h 59 min
mmmm…. suspiro!
16 février 2010 à 17 h 34 min
Salut cocotte, pour l’abus de choses qui font mal aux cheveux, les suédois ont trouvé un truc, bio en plus. On n’arrête pas le prgrès. Pour ce qui est du retour, on se languit quand même, même si du coup tu vas devoir quitter le pays des glaces.