¡ Hola los inummerables !

Joyeux 12 février 2010, lonely gauchos*
On se dit qu’on est content de rentrer, et puis quand on sort boire des Fernette, enfin quand on rentre, remplie de Fernette, on se dit que vraiment, quelle CHANCE quasi indicible on a d’être là.
Pour l’instant, pour encore quelques jours, je suis à l’autre bout du monde. Dans un Pays exotique, un ailleurs. Même si on est ailleurs, et que du coup ce n’est plus ailleurs mais ici, on est toujours là quand on sait que les amis, la maison (enfin les maisons pour moi) de quand on était petite, les parents (presque tous, enfin quelques uns), et aussi les chats, sont ici. Ici, là, acà, allà, ahi, ahora. Estamos acà o alla, alli, ici, ou là?
Enfin ouais, voilà, pour cette nuit encore je dors par trente degrés bien tassés, après avoir bu la boisson qui dit « La ciùdad esta tomàndo otro color » (la ciùdad se fue toda veeerde!), le ventilateur me berce, et bientôt ce seront les ronronnements des chats, et le poids de la couette qui m’embrassera.
En sortant du bar dont tous les murs sont couverts de pochoirs et de graffitis, j’ai croisé une de ces magnifiques camionnettes dont la cabine est recouverte d’une casquette de remorque. Enfin vous voyez, le truc, là, derrière, hé ben ça continue sur le dessus de la cabine avant. Voyez? Non? Bon, demain je vous trouverai des photos. Enfin cette camionnette là, elle était blanche avec une remorque dont les bâches étaient bleues, elle a soudain incarné L’Amérique du Sud pour moi.
Peut-être que quand je serai vieille et seule (mais pas trop) dans ma maison balinaise, entourée de chats balinais (munis de masque effrayants et très jolis), sur mon rocking chair, un Fernette à la main, je me rappellerai qu’à un moment, une courte période de ma vie, quatre mois, j’ai vécu à Buenos Aires (prononcez Bouénôsse Ail-laisse).
Et quand mes arrière-petits-enfants multicolores me demanderont comment c’était, je leur dirai qu’il y avait plein de voitures très étonnantes, des modèles dont on n’imaginera même plus la forme et la fonction à cette époque avancée d’alors, en 2098. Des modèles très surprenants, dont on n’aurait jamais imaginé, en tant qu’Européen, qu’ils existeraient encore déjà en 2010, alors imaginez vous mes petits, en 2098… Il faudrait que je vous retrouve mes photos. Juàn-Xing, sais-tu où elles sont rangées? Comment sous mon costume de kung fu à côté de mon lit? Qui les a mises là? Moi? Bien, je vois que les ans accumulés ne m’ont pas rendue plus ordonnée…
Enfin, je disais? Ah oui, le temps où je vivais à Buenos Aires! Vous savez que j’ai pris un cours de tango une fois? Si si si! C’était avant que je ne me lance à corps perdu dans le kung fu bien sûr…
Allez, amigos, je vous laisse là, j’ai des projets d’avenirs auxquels rêver cette nuit.
D’abord, comment faire pour fabriquer ce premier descendant de ma Grande Lignée.
Et ensuite, je me réinscris au kung-fu direct en rentrant ou j’attends quelques jours avant?
Besitos las croquettitas, que l’endroit où vous êtes soit votre endroit idéal***
Postdata: La photo du jour date de mon voyage en el Norte, c’était entre Cafayate & Salta -et je vous reviens demain, un peu tard, rafraîchie, et je vous mets plein de nouvelles photos, youpi!

12 février 2010 à 8 h 15 min
Pour commencer, ce seront les neveux multicolores, le premier est presque prêt, il en a encore pour trois semaines à mijoter.
Prépare la doudoune, les raquettes, la pelle à igloos, le pemmican et pense bien fort à Liniers, le maître du froid, ça va cailler grave
12 février 2010 à 8 h 23 min
Comme je suis en train de lire « Orgueil et préjugés et zombies », je ne sais pas pourquoi mais tes cours de kung-fu me font sourire. Peut-être parce qu’Elisabeth Bennet en fait ? Belle journée !
13 février 2010 à 23 h 04 min
quoi?
mais c’est déjà bientôt fini?!!!