¡ Hola los plataños !

pour ce neuf février 2010: un joli voyage en bus
Comme si ça ne suffisait pas -ça la ville immense, les grues en origami, les gens aimables, les maisons multicolores, mompox, les beaux habits, les meilleures glaces du monde, etc etc- ce soir en rentrant d’une journée d’exploration dans Buenos Aires, je suis montée dans un des bus les mieux décorés de la ville.

Un bus de la ligne 60. Juan m’a dit que c’est la ligne sur laquelle on trouve les bus les plus anciens de la ville. Je ne sais pas si la ligne elle-même est la plus ancienne de la ville, mais il semblerait que ce soit un truc comme ça. J’ai pas vérifié, en même temps, ce sont des infos 100% Juan, cousues main si ça se trouve. Du journalisme très local, c’est ce que je vous propose, avec des infos garanties approuvées par mon voisin de chambre.

Ici, à Buenos Aires, en Argentine, je crois bien que les conducteurs de bus ont chacun leur bus attitré. Mon intuition sans faille et ma finesse d’esprit me le disent. Et aussi le fait que chaque conducteur décore lui-même son bus.

J’ignore pourquoi (car le conducteur de bus à Buenos Aires est méchant, ne l’oublions pas, c’est même le seul méchant de la ville -avec le patron hystérique de la toute petite parrillada bleue de Güemes, vers le numéro 3000) le chofer (a.k.a conducteur de bus) décore toujours son bus avec des miroirs « vénitiens » gravés. Si possible gravés de prénoms -genre Claudio, Paula, etc-, de surnom -Flaco, Gordo, Chico, etc-, voire de proverbes bus-iens -ce soir un qui plairait beaucoup au Petit Nicolas: « Si tu envies mon mode de vie, fais comme moi: travaille! ».

Le chofer aime aussi ajouter des dés en peluche à son rétroviseur, bien évidemment, mais ça c’est pour mieux vous surprendre avec le reste: Qui a déjà vu un bus dans lequel les ampoules des spots du plafond sont délicatement entourées de frangettes rouges? Ou un pare-soleil en satin moletonné ET frangettifié surbrodé du nom de son équipe de foot préférée (Boca Juniors of course)? Un rétroviseur intérieur gravé + coloré + éclairé de l’intérieur (l’intérieur du rétroviseur!)? Une boîte à effets personnels cadenassée sérigraphiée de la tête d’Evita recolorisée? Un volant en nacre? Le tout éclairé à la lumière noire? HAha… Vous en restez coits.

Un aperçu de la splendeur de ce monument historique. Recueillez vous.
Dommage que c’était la nuit, et que les chofers soient si méchants. Celui-ci m’a bien paru être le Caïd de la Chofers Team, ou même si ça s’trouve Le Parrain. Il envoyait un signal genre code super secret à tous ses collègues chaque fois qu’on en croisait un. Je vous ai déjà parlé du sifflet espécial des chofers? Au lieu de klaxonner pour lancer un message à son copain, ce qui fait mal aux oreilles et surtout est d’un commun affligeant, le chofer fait siffler son bus. J’ai toujours pas compris si c’est le système des freins (ben quoi? non j’ai pas l’permis et je sais pas comment fonctionne un frein, mais on peut rêver, non?) ou si ils ont vraiment un machin qui souffle de l’air dans les jantes qui brillent et du coup sifflent aussi (vous verriez les roues des bus aussi, vous comprendriez), mais bon: Le chofer fait « pschittt pschitt » sur une espèce de pistolet à côté de son volant, et dehors ça fait « uiiiiiit uiiiiiiiiiiiiiit! ». ça siffle. Ouais. Tout ça pour dire que d’habitude je demande aux gens si je peux photographier leur resto/chien/voiture/fille. (Depuis que le fameux patron hystérique de la petite parrillada bleue de la rue Gëmes vers le numéro 3000 m’a littéralement agressé parce que je photographiait sa parrillada et que j’allais lui faire de la pub mais qu’au lieu de ça je préfère maintenant lui faire de la mauvaise pub parce qu’il a été très méchant, grossier, vulgaire ET effrayant tout à la fois.) Mais que là, le chofer avait si patibulaire que j’ai préféré le faire à la sauvage, sans rien lui demander, et du coup, ça se voit. Ou plutôt on n’y voit pas grand chose.

Bref, la conclusion de tout ça est que jamais, jamais vous n’irez dans cette petite parrillada bleue en face du club de fùtbol de la rue Güemes vers le numéro 3000 (ou est-ce 2500?), et que toujours toujours vous sauterez dans les bus la nuit, surtout ceux de la ligne numéro soixante.
Postdata: Cette histoire de parrilla bleue traîne depuis bientôt 4 mois puisque ce mec m’a agressée juste quelques jours après mn arrivée, mais la vengeance est un plat qui se mange froid, n’est-ce pas…

9 février 2010 à 8 h 35 min
C’est à la sauvage, mais vraiment magnisuperifique !
9 février 2010 à 12 h 58 min
hinhinhin les bus… c’est là où je me suis rendue compte que j’étais dans un monde « plus civilisé » en arrivant ici… hinhin
j’adore…
9 février 2010 à 13 h 52 min
Jamais été en Argentine mais je me régale des photos et des histoires par ici. Je retiens pour l’adresse à éviter aux environs de la rue Güemes vers le no. 3000 (uh uh). Bonne journée à Buenos Aires !
9 février 2010 à 18 h 04 min
Ah, Juliette, j’aimerais revenir….. Meike
14 février 2010 à 10 h 28 min
tu es une héroïne