¡ Hola los 砂糖 !

une semaine avant la saint Valentin, joyeux sept février 2010
Un dimanche à Buenos Aires qui succèdat à un samedi très calme, lui-même ayant été imposé par une nuit du vendredi très agitée.

Le ciel a vidé son stock d’averses sur nos têtes et nos toits dans l’espoir de nous réveiller, mais je suis restée de marbre. Pas question. Je retourne bientôt en Hiver, moi, Ciel! J’ai besoin de m’entraîner un peu. L’hibernation n’est pas à la portée de quiconque, surtout pas de quiconque en tongs et bronzée.

Alors après la déferlante festive de vendredi: Samedi gazeux, et dimanche cotonneux. Toute la journée en Australie en chaussettes (les trucs un peu comme des pulls mais pour les pieds – j’avais oublié à quoi ça servait, quasiment) à écouter trembler la maison et tomber la pluie -et non l’inverse.
Je vous glisse des photos du Bar del Gallego, une cantine incroyable que vous serez obligés de visiter quand vous viendrez. Si vous n’êtes pas déjà là. Quoi?! Vous êtes toujours chez vous? Je vous allèche à gogo depuis des mois et vous restez chez vous à vous geler les doigts? Hahaha… ça n’va pas durer, croyez moi. Ou alors vous êtes en voyage ailleurs. Comme écrit mon compagnon du jour (Bruce Chatwin) en citant un autre compagnon d’un autre jour (Rudyard Kipling) « Tout bien considéré, il n’y a que deux sortes d’hommes dans ce monde: ceux qui restent chez eux et les autres. »

Allez donc vous asseoir un jour (bientôt) au Bar del Gallego, à l’angle de Honduras y Bonpland, et ne commandez surtout pas une milanesa a la napolitena. Sauf si vous n’avez pas mangé depuis 24 ans et comptez tenir sur cette milanesa pour les 234 années suivantes, là c’est un bon choix.

Si vous venez un midi vous aurez peut-être -sûrement- le privilège d’être servi par LE serveur. J’ignore son nom mais il est très très très agité. Efficace à sa façon. Prenez le du bon côté, il est assez drôle (sauf quand on a commandé innocemment la fameuse milanesa a la napolitena et qu’on a très très faim et qu’on est servi une fois que tous les copaings ont fini de manger. C’était pas de sa faute en même temps..), et il peut vous proposer un petit tango au milieu du resto bondé, sans musique. Ou une danse du ventre sur une table. Sûre qu’il est capable de sauter dans un cerceau enflammé si l’envie lui en prend soudainement.

Le patron résiste depuis des années aux salauds de capitalistes qui veulent lui racheter son endroit. Il est devenu célèbre le jour où il a refusé la proposition d’un Américain qui lui en offrait un million de dollars. Non.

Le patron a 80 ans bien sonné, et il tient à continuer à proposer des bife de lomo con papas pour 12 pesos (soit un peu moins de trois euros) et du bon fernette con coca jusqu’à point d’heure dans une belle atmosphère déglinguée éclairée au néon.



Et moi, je suis POUR!

Besitos los nubes***
