¡Hola las gottitas!

Happy surprise le 06 février 2010!
J’espère que vous survivez bien au rythme un peu moins soutenu de vos doses de bonjourjuliette ces jours-ci. Mon départ approche, ou mon retour suivant le point de vue… Retrouver le Pays du Camembert, du bon pain et du croissant aérien? Je sais pas. Rien n’est joué tant que je ne suis pas montée dans l’avion!
Le bal musette au lieu du tango, les vaches laitières au lieu du bife de lomo, les « grands trajets » de 2 heures au lieu de 58 heures… Et surtout le froid! ça surtout, j’aimerais mieux pas. Mais n’est pas Bartelby qui veut. On verra…
Les jours qui me séparent de la France étant de moins en moins nombreux je regarde avec encore plus de tendresse ce qui me plaît ici, et ce que déjà j’avais commencé à oublier d’apprécier. Les années 50 du siècle dernier toujours présentes dans les couleurs des enseignes, les typos aussi, la forme des bus et des camions et des voitures, le tango que je commence tout juste à entrevoir, de loin encore, et pas mal dans le brouillard, mais qui s’est faufilé dans mes souvenirs sans aucun doute. Les pizzas dégoulinantes de muzzarella, les pichets-pingouins, les distributeurs de serviettes en papier dans les cafés. Et les CAFÉS! Comme les grandes villes, c’est une chose indispensable à ma survie. Et là où je vis, y en n’a pas tellement. Peut-être qu’une de mes missions à mon retour sera d’enquêter sur les cafés marseillais. Les trouver, d’abord, les compter, les photographier, vous donner les adresses. Je sais pas, c’est une idée. Si jamais je reviens…

Et puis comme il y a des choses dont je ne pourrai pas me passer et qui sont de plus en voie de disparition, depuis quelques jours je fabrique des piles et des réserves, je remplis des cartons (presque deux déjà, et ça va être lourd), et bientôt j’irai à la poste chargée de ces boîtes-là pour les expédier a Francia. J’espère qu’elle arriveront bien. Et si tout se passe comme je le souhaite, vous en saurez bientôt plus, et vous pourrez même partager mon plaisir. Peut-être même que vous aurez la chance d’ouvrir un de ces petits paquets plats un jour qui aura atterri dans votre boîte à lettres* Tenez, un indice ci-dessous:

Et vous, comment ça va? Ici il pleut, sans doute une attention de Monsieur Météo pour favoriser ma réadaptation progressive au temps de chiotte hivernal qui viendra gentiment m’assommer me cueillir à l’aéroport de la France…

Je passe du temps à chasser de quoi remplir mes colis, retourner dans les coins que j’aime vraiment bien, mais je serai de nouveau là très vite, je ne vous oublie pas!
Besitos los amigos, de Francia y de todo el mundo***

6 février 2010 à 11 h 44 min
Deux jours d’un coup, on est vraiment gâtés-pourris là
Les derniers jours sont toujours les plus difficiles, quand on se dit que finalement on n’a presque rien vu et qu’on a la frénésie d’emmagasiner le plus possible d’images et de souvenirs, j’ai vécu ça à Hanoi.
Tu trouveras bien un resto argentin à Marseille, et des glaciers.
« Baby » a 31 semaines maintenant, et dans 5 semaines tu seras « cô Juliette », le jour où je deviendrai « ông ».
Et pendant que je t’écris, Lollybooks café prépare une grande manifestation sur les films français et la chanson française… c’est pas dingue tout ça ?
6 février 2010 à 14 h 27 min
querida
te cabe un poquito de mate en la maleta?
(Taragui con cascaritas de naranja…eh?):)
6 février 2010 à 14 h 30 min
las echamos de menos, las esperamos
si, hace frio
6 février 2010 à 17 h 54 min
si… las pensamos mucho!!! pero tener a tantos amigos esperandolas va a darles calor! el calor del corazon HAHAHAHAHA
il fait moins froid quand même… aujourd’hui j’ai même pas mis de manteau…
et pour les cafés à Marseille… va falloir ouvrir un… on en a parlé avec Renaud et Catherine l’autre jour…mais c’est pas pour tout de suite!
et pour les objets plats avec les tranches colorées… hihihihihi
j’ai hâte de voir tout ça pour de vrai!
7 février 2010 à 9 h 26 min
Et pourquoi pas une expo café porteño pour inaugurer le super bouquin que vous allez faire ?
Si tu es en manque de bife de lomo, il y a de la viande argentine, glatt kasher, rue Saint Suffren.
Ou alors soyons fous : un week-end porteño au Lollybooks café, à Hanoi, ou tu apprendrais le tango aux Vietnamiens
7 février 2010 à 14 h 57 min
Une inquiétude… Le bonjour Juliette existera encore à Marseille ?!
7 février 2010 à 23 h 27 min
@ Claire & tout les autres: oui OUI oui! Je compte bien continuer à vous dire bonjour, même depuis Marseille -qui après tout est une ville pas mal exotique en fait…
8 février 2010 à 18 h 53 min
cool…